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Procès du putsch du CND : Le conseil de Djibril Bassolé cri à l’injustice

Journée pas comme les autres au tribunal militaire ce mardi 15 janvier pour le 8ème jour de comparution du général Djibril Bassolé. Les avocats de l’accusé ont vidés la salle d’audience alors  le président du tribunal avait suspendu la séance. Le parquet militaire voulait faire à nouveau des observations, ce qui aux yeux de la défense paraissait comme une injustice.

Toujours fidèle à son boubou blanc, Djibril Bassolé était encore à la barre du tribunal militaire de Ouagadougou, ce mardi 15 janvier pour la 8ème fois. Sa ligne de défense n’a pas changé. Puisque celui-ci n’a pas prononcé un mot en ce qui concerne les écoutes téléphoniques dont lui et son conseil doute de l’origine. Me Yérim Thiam qui a poursuivi sa narration ce mardi, en faisant certaines observations, à tenter de prouver, sur la base du rapport d’expertise, que les supposés conversations ont été manipulées. « Les retranscriptions de la police judiciaire ne correspondent en rien à ce que l’expert dit. On peut les mettre dans la poubelle », s’est-il indigné. Mais juste après Me Thiam, la Défense du Général Djibril Bassolé s’attendait sans doute, à la clôture de l’audition de l’accusé mais les débats vont aller dans un autre sens quand le président du tribunal, Seidou Ouédraogo a donné la parole au Parquet pour réagir aux observations de Me Yérim Thiam.

La réaction de Me Antoinette Ouédraogo avocat de la défense ne s’est pas fait attendre. Elle a menacé de quitter la salle si toutes fois le parquet allait continuer dans la procédure d’observations. Me Thiam, lui dira qu’il doit prendre son vol, pour honorer des rendez-vous au Sénégal alors que Me Dieudonné Bonkoungou (absent) et Me Mireille Barry sont souffrants par conséquent, il faut lever la séance selon eux. S’en suivra un jeu de ping-pong entre parquet militaire, partie civile et ceux de la défense du général Bassolé. Me Guy Hervé Kam de la partie civile dira en ces termes : « le dernier mot ne revient à la Défense que lors de la phase des plaidoiries. Le président qui a la police des débats, peut donner la parole à qui il veut. « Cette défense-là se croit elle-même la procédure pénale. Que personne d’autre que la loi n’impose ses vues dans cette salle ». C’est dans ce tintamarre que le président, Seidou Ouédraogo, a ordonné la suspension de l’audience. Mais, tenant mordicus à donner la parole au Parquet militaire à la reprise. Tous les avocats du Général Djibril Bassolé ont vidé la salle peu avant midi.

A la reprise à 14h, Djibril ne sera plus à la barre et le tribunal militaire a statué sur les demandes de mise en liberté provisoire de Minata Guelwaré, du soldat de première classe Ly Amadou et de Yacouba Kinda. La décision du président du tribunal militaire est attendue ce mercredi 16 janvier, le parquet ayant réjetté toutes les réquisitions des avocats de ces accusés.

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