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Procès du putsch manqué de 2015 : 7ème jour du Général Bassolé à la barre

Au tribunal militaire de Ouagadougou, les jours passent mais se ressembles. En effet, le Général Djibril Bassolé n’accepte parler qu’à ses propres avocats. Pour sa 7ème comparution de ce lundi 14 janvier, la parole a été largement occupée par les avocats de la défense.

L’audience de ce lundi 14 janvier a repris avec la suite de la série de questions et observations des avocats des parties civiles. La parole a été donnée à Me Pierre YANOGO afin de poursuivre sa rhétorique. Celui-ci dans son élan de développement, a évoqué « l’incapacité du Général Djibril Bassolé à se défendre » en rapport avec son refus de parler aux avocats de la partie civile sur la question des écoutes téléphoniques.
Après Me YANOGO, la parole a été donnée à Me Séraphin Somé. C’est au cours des observations de l’avocat de défense que sur l’interrogatoire faite par la partie civile le secrétaire exécutif adjoint et porte-parole de la NAFA (parti politique de l’accusé), Aziz DABO, par un claquement de doigts, appelle une connaissance dans la salle. Chose qui lui a valu son expulsion mais celui-ci rejoindra la salle un peu plus tard. Ensuite viendra le moment de Me Antoinette Ouédraogo, aussi avocat de la défense de prendre la parole. Elle s’est indigné du faite qu’on incrimine son client sur la base de preuves qui ne tiennent pas. « Ces éléments sont pas normalement et légalement obtenu donc c’est scandaleux. On ne peut pas accorder du crédit à ces éléments qui ont été manipulés par Yacouba Isaac Zida », s’est-elle offusquée.

Après elle c’est Me Mireille Barry qui dira à son tour, que le général Bassolé n’à participer à aucune réunion préparatoire ayant trait au putsch puisqu’il n’était même pas au Burkina en ce moment, clame Me Barry. Elle dira un peu plus loin en ces termes : « M. le Président, si on met les écoutes téléphoniques en intégralité, il y aura d’autres personnes que vous allez interpeller et inculper donc vous serrez édifier ». Pour terminer, Me Mireille Barry a exhortée le président du tribunal militaire Seydou Ouédraogo, de ne pas céder à la pression politique même à celle de l’opinion publique dans son verdict. En clair, si on en croit aux avocats de la défense, leur client, notamment le général Djibril Bassolé n’est qu’un prisonnier politique. En effet, les derniers à prendre la parole avant la suspension de l’audience sont Me Dieudonné Bonkoungou et Me Eric Thiam. Les deux avocats sont unanimes sur la question.

Le général Bassolé qui est incarcéré depuis bientôt près de 4 ans, sur une voix grelotante dira à la barre : « la résidence dans laquelle je suis actuellement est une prison taillée sur mesure avec des restrictions de liberté faite par le ministre de la défense. L’audience a été suspendue, elle reprend ce mardi, à 9h.

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