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Rassemblement pour la démocratie et le socialisme : Le congrès ordinaire a failli virer au pugilat

Le parti Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS) avait convoqué, ce samedi 6 septembre 2018, son 3e congrès ordinaire. Seulement, en lieu et place de cette activité, c’est un comité de crise qui a été installé. Deux camps s’opposent. L’aile du président du bureau, François Ouindlassida Ouédraogo, et celui du Dima de Boussouma, président d’honneur du parti.

Le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS) est en crise. C’est du moins ce qu’on peut constater dans le fonctionnement de ce parti. Ce samedi 6 octobre 2018, normalement, le parti devrait tenir son congrès ordinaire. Mais une fois sur place, le lieu du congrès est pris d’assaut par les militants. La police nationale était chargée de filtrer les entrées de l’ABMAQ, lieu de la rencontre. Ce qu’on a pu constater, c’est que les partisans du Dima de Boussouma, l’unique député du parti, n’avaient pas droit à la salle. Les chefs coutumiers venus pour la circonstance ont été empêchés d’y avoir accès.

L’accès des locaux leur étant refusé, les partisans du Dima de Boussouma ont à leur tour interdit l’entrée aux partisans du président du parti. S’ils ne peuvent pas participer aux activités, c’est que les autres non plus ne vont pas y prendre part. Cette menace a été mise à exécution sur le président lui-même. Arrivé sur les lieux, après avoir dépassé la portière, il a été rattrapé et ramené de force dehors. Un des membres du comité d’organisation de l’activité, partisan de François Ouédraogo, a intimé à la presse l’ordre de se retirer. Jacob Badolo ira même jusqu’à dire aux journalistes que les images qu’ils prennent, ils le font à leurs risques et périls.

Les partisans du Dima estiment que le président n’en fait qu’à sa tête. Il ne respecterait pas les textes du parti. Pis, il a sanctionné de facto quatre militants. Il s’agit du maire de Boussouma, Karim Ouédraogo, par ailleurs secrétaire général du parti ; du responsable des jeunes, Saidou Ouédraogo ; du chargé de communication, Waliou Adeguerou ; et du responsable à l’organisation, André Zidouemba. Les chefs coutumiers l’accusent aussi de les avoir traités de « voyous » dans un organe de presse de la place.

Après des négociations, les militants ont pu accéder à la salle. Mais en lieu et place d’un congrès, c’est plutôt une réunion qui a été initiée en l’absence du président du bureau. Le comité d’organisation du congrès s’est aussi retiré. L’assemblée a alors suggéré qu’un bureau soit mis en place pour gérer la crise. Au nombre de six, les membres de ce bureau ont deux mois pour produire leur rapport et convoquer le 3e congrès ordinaire. Pourtant, le thème du congrès était « Situation au sein du RDS, bilan et perspectives. Ensemble changeons de mentalités pour changer le Faso ». François Ouindlassida Ouédraogo survivra-t-il à la crise ? Attendons de voir.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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